Définition et facteurs de risque

Les varicosités sont un motif fréquent de consultation en phlébologie et en médecine esthétique. Ces varicosités sont le résultat de la dilatation permanente du réseau microcirculatoire veineux du derme (couche moyenne de la peau).
Elles peuvent être rouges (0,1 à 1mm) ou bleutées (1 à 2 mm) et s’organisent en nappes, en bouquets, en filaments ou en chaussettes rouges.
L’insuffisance veineuse superficielle est très répandue en particulier chez la femme (grossesse, contraception, imprégnation hormonale). On lui accorde volontiers un certain nombre de facteurs prédisposants tels que :
L’hérédité, la sédentarité et la constipation, l’obésité, certaines professions nécessitant une position debout prolongée, 
l’exposition fréquente à des sources de chaleur et au soleil.

Symptômes et complications

Les patientes se plaignent de symptômes tels que : lourdeurs ou pesanteurs des jambes ou des mollets, majorées en fin de journée, en période de règles, ou l’été. Des oedèmes, des crampes, une douleur le long du trajet des veines peuvent également motiver la demande de prise en charge. 
La gêne esthétique est un motif fréquent de consultation.

Consultation

Un interrogatoire est réalisé à la recherche de ces symptômes et permet de connaître les antécédents et traitement en cours de la patiente.
On effectue ensuite un examen clinique sur un escabeau phlébologique afin de définir en les palpant la localisation des varices sur les trajets des veines saphènes internes et externes. On recherche la présence d’œdèmes au niveau du pied ou de la cheville ainsi que celle de troubles trophiques (ulcère, dermite, eczéma, cicatrices d’ulcères, pigmentations).
Un examen écho-doppler permet de visualiser le réseau veineux, d’analyser les flux sanguins et d’établir une cartographie veineuse complète. Il vérifiera le bon fonctionnement des veines profondes et explorera les veines saphènes sur le plan superficiel en donnant des informations sur leur continence et la mesure de leur crosse (dans la région de l’aine).
IL est ensuite possible de déterminer un protocole de soin qui donnera les orientations thérapeutiques.

Les traitements

La sclérothérapie

Fabrication de mousse sclérosante méthode Tessari
Elle consiste à injecter un agent sclérosant dans la varice qui irrite la paroi et provoque une inflammation.
Un sclérus apparaît (caillot très adhérent à la paroi) puis une transformation fibreuse cicatricielle de la paroi veineuse et une résorption.
La plupart du temps cela nécessite plusieurs séances de scléroses espacées de quelques semaines. 
Il est recommandé de ne pas s’exposer au soleil après la séance.
Deux modes sont possibles :
– Conventionnel : injection de la varice sous contrôle de la vue.
– Sous contrôle échographique appelé « écho-sclérose » : Une ponction veineuse sous échographie est réalisée puis l’agent sclérosant est injecté après visualisation du reflux dans la seringue ou le cathéter. 
Elle permet principalement d’éviter une injection intra-artérielle dans certaines régions délicates comme le pli inguinal ou le creux poplité.
Les produits injectés ou agents sclérosants sont divers parmi lesquels l’aetoxysclérol liquide ou mousse (augmentation du temps de contact entre le produit et l’endothélium veineux augmentant le pouvoir sclérosant).

Le Laser endoveineux

Cette technique d’oblitération endoveineuse des troncs saphéniens se pratique par voie endovasculaire. Une anesthésie locale par tumescence est le plus souvent pratiquée, le geste est ambulatoire. Le dispositif est introduit et remonté jusqu’à la crosse sous contrôle échographique et la fibre est retirée progressivement durant les tirs sur tout le trajet de la veine. Les tirs lasers entraînent une photocoagulation de la paroi veineuse sur tout le trajet de la varice. Une contention est mise en place. Les suites sont simples en dehors de quelques ecchymoses et d’une induration fréquente sur le trajet de la veine. Le risque d’atteinte des nerfs de proximité est quasi nul.

La chirurgie

La technique historique consiste en une crossectomie , associée à un éveinage sur fil de la grande veine saphène et/ou de la petite veine saphène.
Ses indications reculent avec l’apparition ces dernières années de techniques moins invasives ; les phlébectomies étagées sous anesthésie locale et en ambulatoire sont souvent associées à la sclérose mousse et donnent d’excellents résultats.